Tous les termes du photovoltaïque expliqués simplement : des unités techniques aux aides financières, en passant par les équipements et les acteurs.
Mode de valorisation de l'énergie photovoltaïque où l'électricité produite est consommée directement dans le logement. Le surplus non consommé est soit stocké dans une batterie, soit revendu à EDF via le contrat OA.
Sans batterie, le taux d'autoconsommation se situe entre 25 et 40%. Avec stockage, il peut atteindre 60 à 80%. C'est le mode d'installation le plus répandu en France pour les particuliers.
Équipement permettant de stocker l'électricité produite en journée pour la consommer la nuit ou lors des pics de consommation. Capacité courante : 5 à 15 kWh. Coût : 3 000 à 8 000 €.
La batterie augmente significativement le taux d'autoconsommation mais allonge le temps de retour sur investissement de 2 à 4 ans. Elle reste optionnelle et recommandée uniquement si le foyer consomme beaucoup le soir.
Dispositif légal obligeant les fournisseurs d'énergie (EDF, TotalEnergies, Engie…) à financer des économies d'énergie chez les particuliers. Les CEE peuvent se cumuler avec d'autres aides pour réduire le coût d'une installation solaire.
Le montant varie selon l'opération et les négociations avec le fournisseur. Votre installateur RGE peut vous proposer une prime CEE directement au moment du devis.
Composant élémentaire d'un panneau solaire, constitué de silicium. Chaque cellule convertit les photons de la lumière en courant électrique continu (effet photovoltaïque). Un panneau standard comprend 60 à 72 cellules.
Les cellules monocristallines (rendement 20-23%) sont plus performantes que les polycristallines (16-18%) mais légèrement plus onéreuses.
Autorité administrative indépendante qui fixe les tarifs de rachat du surplus photovoltaïque. La CRE révise ces tarifs chaque trimestre en fonction du nombre d'installations raccordées. Les tarifs sont garantis 20 ans à la date de signature du contrat EDF OA.
Contrat par lequel EDF est obligée de racheter l'électricité solaire injectée sur le réseau à un tarif garanti par l'État pendant 20 ans. En 2026 : 13 c€/kWh pour les installations ≤3 kWc, 10 c€/kWh pour 3 à 9 kWc.
Ce contrat est souscrit après le raccordement par Enedis. C'est votre installateur RGE qui constitue généralement le dossier.
Gestionnaire du réseau de distribution électrique en France (filiale d'EDF). Enedis est l'interlocuteur incontournable pour raccorder votre installation solaire au réseau. Le délai de raccordement est de 2 à 6 semaines pour une installation résidentielle.
Sans raccordement Enedis validé, vous ne pouvez pas signer le contrat EDF OA ni percevoir la prime à l'autoconsommation.
Quantité d'énergie solaire reçue par m² de surface horizontale, exprimée en kWh/m²/an. La France métropolitaine reçoit entre 1 100 kWh/m²/an (nord) et 1 700 kWh/m²/an (PACA). Un ensoleillement plus élevé se traduit directement par une production supérieure.
Mode de pose où les panneaux solaires remplacent les tuiles et font partie intégrante de la toiture. Présente un avantage esthétique et bénéficie d'une TVA à 10% (contre 20% pour la surimposition). Exige une installation plus complexe et coûteuse.
Voir Ensoleillement. La carte d'irradiation de France (PVGIS, outil européen de référence) permet d'estimer précisément la production d'une installation selon sa localisation, son inclinaison et son orientation.
Unité de mesure de la puissance maximale d'une installation photovoltaïque dans des conditions standard (STC : irradiation de 1 000 W/m², température de 25°C). La puissance en kWc détermine la production annuelle estimée.
| Puissance | Nb. de panneaux | Production annuelle (France) | Foyer type |
|---|---|---|---|
| 3 kWc | 6-8 panneaux | 3 000 – 4 500 kWh | 2-3 personnes |
| 6 kWc | 14-16 panneaux | 6 000 – 8 500 kWh | 4-5 personnes |
| 9 kWc | 20-24 panneaux | 9 000 – 13 000 kWh | 5+ personnes |
Unité d'énergie utilisée pour mesurer la consommation électrique et la production solaire. Un foyer français consomme en moyenne 4 500 à 5 500 kWh/an. Le prix du kWh EDF en 2026 est d'environ 0,2516 €/kWh TTC (tarif réglementé).
Aide de l'État pour les travaux de rénovation énergétique. En 2026, MaPrimeRénov' concerne principalement les panneaux solaires thermiques (eau chaude sanitaire), pas le photovoltaïque. Pour le photovoltaïque, c'est la prime à l'autoconsommation qui s'applique.
Onduleur individuel installé sous chaque panneau solaire (vs. un onduleur central pour toute l'installation). Avantage principal : chaque panneau fonctionne indépendamment, ce qui limite les pertes en cas d'ombrage partiel ou d'orientation différente.
Les micro-onduleurs sont recommandés pour les toitures complexes (plusieurs pans, ombres portées) mais coûtent 15 à 25% de plus qu'un onduleur central.
Équipement indispensable qui convertit le courant continu (DC) produit par les panneaux en courant alternatif (AC) 230V compatible avec le réseau domestique. Sa durée de vie est de 10 à 15 ans, inférieure aux panneaux (25-30 ans).
Il existe trois types : les onduleurs centraux (string), les micro-onduleurs et les optimiseurs de puissance. Le choix dépend de la configuration de la toiture.
Dispositif électronique installé sous chaque panneau pour maximiser son rendement individuellement, tout en utilisant un onduleur central. Solution intermédiaire entre l'onduleur central et le micro-onduleur : coût modéré et bonne gestion de l'ombrage.
Deux paramètres clés de la performance d'une installation. L'orientation plein sud est optimale en France. Une déviation de 30° vers l'est ou l'ouest n'entraîne qu'une perte de 5 à 10%. L'inclinaison idéale est de 30 à 35° selon la latitude.
Module composé de cellules solaires qui convertissent la lumière du soleil en électricité. Un panneau standard en 2026 a une puissance de 400 à 500 Wc et mesure environ 2 m². La garantie de rendement est généralement de 25 ans (production ≥80% de la puissance initiale).
Technologie de conversion directe de la lumière en électricité via l'effet photoélectrique dans des cellules semi-conductrices (silicium). À distinguer du solaire thermique qui produit de la chaleur (eau chaude) et non de l'électricité.
Aide financière de l'État versée une seule fois à la mise en service d'une installation en autoconsommation avec vente du surplus. Montants 2026 (révisés trimestriellement par la CRE) :
Photovoltaic Geographical Information System — outil gratuit de la Commission européenne permettant d'estimer la production d'une installation solaire en fonction de sa localisation exacte, son inclinaison et son orientation. Référence utilisée par les professionnels pour les études de faisabilité.
Étape obligatoire pour toute installation photovoltaïque raccordée au réseau. La demande est déposée auprès d'Enedis par l'installateur. Le délai est de 2 à 6 semaines. Le raccordement est nécessaire pour percevoir la prime à l'autoconsommation et vendre le surplus.
Ratio entre l'énergie électrique produite et l'énergie solaire reçue, exprimé en pourcentage. Les panneaux monocristallins atteignent 20 à 23% de rendement en 2026. Un panneau de 400 Wc occupant 2 m² affiche un rendement de 20%.
Label qualité obligatoire pour que votre installation ouvre droit aux aides de l'État. Un installateur RGE a été audité et certifié par un organisme accrédité. Les certifications RGE pour le photovoltaïque sont : QualiPV, Qualibat 8141, AFNOR Compétences PV.
Important : Sans installateur RGE, vous ne pouvez pas bénéficier de la prime à l'autoconsommation ni des CEE.
Temps nécessaire pour que les économies et recettes générées par l'installation remboursent son coût total (panneaux + installation + TVA, après déduction des aides). Le ROI moyen en France est de 8 à 11 ans pour une installation de 3 à 9 kWc, pour une durée de vie des panneaux de 25 à 30 ans.
Conditions de référence utilisées pour mesurer la puissance des panneaux solaires en laboratoire : irradiation de 1 000 W/m², température de cellule de 25°C, masse d'air AM 1,5. En conditions réelles, la production est généralement inférieure de 10 à 20% aux valeurs STC.
Mode de pose le plus courant : les panneaux sont fixés sur des rails au-dessus de la toiture existante. Moins coûteux que l'intégration au bâti (IAB), plus facile à entretenir, mais avec une ventilation améliorée sous les panneaux qui favorise le rendement. TVA à 20%.
Électricité produite par vos panneaux solaires et non consommée immédiatement. Ce surplus peut être revendu à EDF via le contrat OA ou stocké dans une batterie. En autoconsommation sans batterie, le surplus représente généralement 60 à 75% de la production totale.
Pourcentage de l'électricité produite qui est consommée sur place (vs injectée sur le réseau). Formule : (énergie autoconsommée / énergie totale produite) × 100. Sans batterie : 25-40%. Avec batterie : 60-80%. Plus ce taux est élevé, plus vous économisez au tarif plein EDF.
Pourcentage de la consommation électrique totale du foyer couvert par la production solaire. Formule : (énergie autoconsommée / consommation totale) × 100. Pour un foyer de 5 000 kWh/an avec 6 kWc, le taux d'autosuffisance est typiquement de 40 à 60%.
Taux de TVA applicable à l'installation de panneaux solaires en intégration au bâti (IAB) pour une résidence principale de plus de 2 ans. En surimposition, la TVA est de 20%. La TVA réduite représente une économie significative sur des installations à 10 000-20 000 €.
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